Opinion Way, le sondeur qui dérange

Opinion Way, le sondeur qui dérange
Soupçons de collusion avec le pouvoir, méthodologie contestée, questions biaisées... Nouveau venu sur le marché des enquêtes d'opinion, l'institut de sondage Opinion Way, récemment pointé du doigt par un rapport de la Cour des comptes (lire aussi "La politique des sondages de l'Elysée critiquée par la Cour des comptes"), cristallise depuis quelques temps les critiques de ses détracteurs.

Créé en mars 2000, ce nouvel acteur du marché des études ne s'est réellement positionné sur le secteur des enquêtes d'opinion que début 2006. Son arrivée constitue alors une petite révolution. Opinion Way est l'un des premiers instituts français à réaliser des enquêtes d'opinion en ligne, une méthode jusqu'ici réservée aux études de marché. Ce tournant dans l'histoire des sondages sera consacré en juin 2009 : le tout jeune institut remplace TNS-Sofres comme partenaire de TF1 pour la soirée des élections européennes.

REPRÉSENTATIVITÉ

Opinion Way se contente d'appliquer aux sondages d'opinion les méthodes des études de marché : il recrute ses panels représentatifs sur Internet – une pratique largement répandue aux Etats-Unis – et les rétribue en leur offrant des bons d'achat. Les sondés peuvent ainsi gagner entre 50 centimes et 2 euros par questionnaire, à raison d'une douzaine de questionnaires par an, précise Bruno Jeanbart, directeur des études politiques d'Opinion Way. La démarche a beau faire lever quelques sourcils, elle paie : une question en ligne est 30 % moins chère que par téléphone, et l'institut gagne des parts de marché.
Mais dans un pays où le taux de pénétration d'Internet atteint à peine 50 %, la question de la représentativité de telles enquêtes reste posée. "C'est trop peu fiable. Il y a trop de différences d'équipement et d'usage d'Internet au sein de la population. Aucun sociologue ou statisticien ne soutiendrait une telle méthode", estime ainsi Alain Garrigou, professeur de sciences politiques, auteur de L'Ivresse des sondages et co-animateur de l'Observatoire des sondages.

Pour Vincent Tiberj, chargé de recherches au centre de recherches politiques de Sciences-Po, "Internet, c'est l'avenir, mais c'est encore un petit peu tôt". "Même si les quotas sont respectés, explique-t-il au site Mon sondage, une femme de 65 ans qui est sur le Net n'a pas le même profil que les autres."

Pour Bruno Jeanbart, le débat n'a pas lieu d'être : "La question de la représentativité se pose quelle que soit la méthodologie. Le téléphone et le face-à-face présentent aussi des inconvénients... Notre métier est précisément de contourner ces obstacles grâce à la méthode des quotas", explique-t-il. Autre argument en faveur de cette méthode : elle permet de toucher certaines catégories de sondés, notamment parmi les plus jeunes, qui ne disposent pas de téléphone fixe. Selon la Sofres, 17 % des foyers n'étaient pas équipés de téléphone fixe en 2005 et étaient donc exclus de facto des enquêtes traditionnelles.

SOUPÇONS DE BIAIS

Mais la critique la plus récurrente concerne les supposées accointances de l'institut avec le pouvoir. Le Canard enchaîné daté du 8 août 2007 révélait ainsi que son président, Hugues Cazenave, avait commencé sa carrière en 1986 au cabinet de Gérard Longuet, le président du groupe UMP au Sénat, qui fut dans sa jeunesse un des fondateurs du mouvement d'extrême droite Occident. Toujours selon le Canard, Opinion Way aurait commencé son activité de sondeur politique pour le compte de l'UMP, ce que l'institut dément. En novembre 2002, Opinion Way a pourtant bien interrogé les Français sur leurs préférences concernant le nouveau nom de l'UMP, un sondage dont Bruno Jeanbart affirme ne pas se souvenir.

Soupçonné de pencher à droite, Opinion Way ne peut pas compter sur le profil de ses clients pour rééquilibrer son image : en dehors d'un sondage vendu au Nouvel Obs, deux au site Bakchich.info et un au cercle de réflexion Gauche avenir, l'écrasante majorité de ses sondages sont commandés par des clients étiquetés à droite (Le Figaro, LCI...), selon la liste des enquêtes réalisées par l'institut.

Pour Alain Garrigou, il y a plus grave : l'institut truquerait certaines enquêtes. Dans un article publié par l'Observatoire des sondages, le chercheur décortique un sondage sur la popularité des chefs d'Etat européens, selon lequel 51 % des Européens ont une bonne image de Nicolas Sarkozy. L'enquête, publiée par Le Figaro, a été réalisée par Internet dans quatre pays : Allemagne, Grande-Bretagne, Espagne et Italie. L'ennui, souligne Alain Garrigou, c'est que les Français ne figurent pas dans le panel et n'ont donc pas pu donner leur avis sur M. Sarkozy, comme les Allemands l'ont fait pour Angela Merkel ou les Italiens pour Silvio Berlusconi. La symétrie est donc faussée, et le président français délesté d'une cote de popularité nationale qui aurait fait baisser son score.

Autre problème méthodologique : le poids démographique des pays sondés n'a pas été pris en compte, alors que la population allemande est deux fois plus importante que celle de l'Espagne, souligne le chercheur. En tenant compte des populations réelles des pays concernés, Nicolas Sarkozy passerait de 51 % à 49 % de bonnes opinions, affirme-t-il.

"BOURDIEUSIENS"

S'il reconnaît du bout des lèvres qu'"on peut discuter" de la méthode retenue pour ce sondage, Bruno Jeanbart affirme que cela n'a rien changé aux résultats. Plus généralement, il estime que son institut est victime de la défiance des Français à l'égard des sondages. "En France, une école de sociologie a toujours critiqué les sondages, c'est l'école bourdieusienne, qui prône le qualitatif par rapport au quantitatif. Les sondages ont toujours fait débat, et l'arrivée d'un nouvel acteur est une façon de faire revivre ce débat. Certains de nos concurrents ne se sont pas non plus privés pour nous critiquer, de façon anonyme", analyse-t-il.
Richard Brousse, sociologue et co-animateur de l'Observatoire des sondages, propose une autre explication : "Opinion Way cristallise les critiques car ils sont en avance sur les autres sondeurs. C'est l'institut qui fait le plus de zèle pro-gouvernemental. Ils sont les seuls à faire en 2009 des sondages prédictifs de la présidentielle de 2012 (publié par Le Figaro) ! Ils sont les seuls à publier un sondage commandé par Darcos sur les fouilles au corps à l'école (publié fin mai par Le Parisien), quelques jours seulement après des violences en milieu scolaire qui ont fait les gros titres. Ils sont toujours les premiers ! Rien d'étonnant à ce qu'ils soient les premiers à être critiqués."



Soren Seelow (le Monde)

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# Enviado el miércoles 22 de julio de 2009 03:39

RNB Power

RNB Power
Voici les parôles du tube de l'été de sean Kingston: Fire Burning.

Rien à redire sur la liberté d'expréssion et le rythme est plutôt sympa, en tout cas c'est pas pire que la macarena qu'il y avait à notre époque. J'imagine juste toutes ces ados (mais pas seulement) qui vont se déhancher tout l'été sur ces parôles en adorant Sean Kingston... Aprés tout pourquoi ne pas jouer la carte de la superficialité et de la luxure et se rever femme objet le temps d'une soirée (faut bien se lacher), mais quel doux paradoxe de se confondre avec inconscience dans un morceau "dans le vent " et de participer de toute sa joie candide à la diffusion d'un message particulier sur la femme et sa suposée vénalité.
Sapere Aude.


Fire Burning (Feu qui brule)

Kingston
Allons y
Hey, hey, hey
La claire
Hey Hey
Cette meuf est super
Plus chaude qu'un soleil d'espagne
Elle m'a attirer des que je suis rentrer
Elle va me vider les poches
La facon dont elle dansait
J'ai envie de depenser sur elle

Elle secoue et remue
Son beau gateau,
Je sui aussi chaud qu'une bougie
Vas y prend mes cartes de credits et ma chaine
T'est aussi chaude qu'un feu
Comme du feu

Son corps est un chef d'oeuvre
On en voit comme sa tout les 100 ans
Mais je la ramene chez moi
Je vais lui briser les jambes
je vais changer son monde
Et elle fera la une de tout les magazines

Elle secoue et remue
Son beau gateau,
Je sui aussi chaud qu'une bougie
Vas y prend mes cartes de credits et ma chaine
T'est aussi chaude qu'un feu
Comme du feu

Elle rend les mecs fou en dansant
Ya pas de sortie alors les mecs la veule
Hey+Son feu nous enflamme
Laisser la danser
Ya pas de sortie alors les mecs la veule

Elle secoue et remue
Son beau gateau,
Je sui aussi chaud qu'une bougie
Vas y prend mes cartes de credits et ma chaine
T'est aussi chaude qu'un feu
Comme du feu

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# Enviado el martes 21 de julio de 2009 09:13

Modificado el martes 21 de julio de 2009 12:43

La liberté d'expréssion en question???



Aux Francofolies, la déprogrammation d'Orelsan fait du bruit
Après Olivia Ruiz samedi, le chanteur Cali dénonce l'absence du rappeur controversé au festival de La Rochelle. Orelsan est critiqué pour le clip de l'une de ses anciennes chansons, «Sale pute», qu'il ne joue plus sur scène.
Plusieurs artistes ont contesté la déprogrammation du rappeur controversé Orelsan des Francofolies de La Rochelle.

Olivia Ruiz, vedette de la deuxième soirée du festival, samedi, a ouvert son concert sur la grande scène en le dédiant à «celui qui n'est pas là, monsieur Orelsan».

Dans une lettre virulente rendue publique samedi par la maison de disques du rappeur, le chanteur Cali, qui n'est pas présent aux Francos cette année mais avait été révélé par le festival en 2002, a dénoncé un «acharnement insupportable sur Orelsan». Selon lui, la manifestation «se discrédite totalement» en déprogrammant le jeune rappeur, ce qui «risque de provoquer (...) des autocensures très peu propices à la création». «Il y aura un avant et un après Orelsan. Pour ma part, je boycotterai, avec tristesse mais conviction, tous ces lieux muselés», a-t-il écrit.
Le clip de «Sale pute»

Le rappeur fait l'objet depuis fin mars d'une polémique née du clip d'une ancienne chanson, «Sale pute», qu'il ne joue plus sur scène et qui n'est pas dans son album. Des associations ont vu dans ses textes une apologie de la violence envers les femmes, ce dont il s'est défendu.
Début juillet, son entourage a annoncé qu'il avait été déprogrammé des Francofolies, où il aurait dû se produire mardi. Le festival a nié avoir fait l'objet de pressions d'associations ou de politiques.
«Une question de principe»

Invité à réagir par des journalistes, dimanche à La Rochelle, le chanteur de Tryo, Christophe Mali, s'est dit «complètement contre l'annulation» du concert du rappeur.
«Je suis pour la liberté d'expression, ce n'est pas une poignée d'associations qui va faire la pluie et le beau temps sur les festivals», a-t-il déclaré, en soulignant qu'il ne «soutient absolument pas la chanson "Sale pute" mais qu'il s'agit d'une question de principe». «Je pense que le patron des Francofolies (Gérard Pont, ndlr) a fait une grave erreur, qu'il regrette lui-même».

Le jeune chanteur Joseph d'Anvers a lui aussi estimé que «la liberté d'expression est un droit inaliénable».
«Que les choses soient bien ou mal dites, c'est un autre problème, a-t-il poursuivi. Avec cette chanson, Orelsan a peut-être été maladroit, et encore: c'était une connerie de jeunesse. Je ne serais pas très fier si on ressortait certains textes de mon ancien groupe de rock».

Un autre chanteur, Dominique A, a jugé «lamentable» la déprogrammation d'Orelsan. «C'est de la censure déguisée», a-t-il dit, sans souhaiter s'étendre davantage.
«Ségolène Royal s'est positionnée en maître-chanteuse»

La chanteuse Emily Loizeau a adopté un point de vue plus nuancé et jugé «excessives» les accusations de censure: «à la décharge des dirigeants des Francofolies, je pense qu'ils ont eu peur que le concert dégénère et qu'il y ait des bagarres, ce que je peux comprendre quand on est à la tête d'un festival».
Le fondateur des Francos, Jean-Louis Foulquier, qui en a cédé les rênes en 2004 à la nouvelle équipe dirigeante, a déclaré sur RTL que Cali «aurait dû réfléchir» avant de s'en prendre aux organisateurs car «c'est Ségolène Royal l'instigatrice de tout ça».

Gérard Pont avait programmé Orelsan mais «Ségolène Royal s'est positionnée en maître-chanteuse: ou il arrêtait la programmation ou il n'avait plus de subventions», a affirmé Jean-Louis Foulquier.
Début juillet, la présidente PS de la région Poitou-Charentes s'était réjouie de la déprogrammation d'Orelsan. Elle avait expliqué au journal Sud Ouest avoir demandé des «clarifications» au festival sur la présence de l'artiste.

L'UMP a jugé dimanche «intolérable» la déprogrammation d'Orelsan, accusant Ségolène Royal d'avoir fait «un chantage à la subvention», dans un communiqué du porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre et de son adjoint Dominique Paillé.
(Source AFP)
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# Enviado el lunes 13 de julio de 2009 04:45

Une étude nuance le "déclassement social" en France

Une étude nuance le "déclassement social" en France
Les jeunes générations peuvent-elles espérer vivre mieux que leurs parents ? Existe-t-il encore des possibilités de gravir les échelons sociaux ? Le "descenseur social" a-t-il pris le pas sur "l'ascenseur social" ? Un rapport, remis jeudi 9 juillet, à la secrétaire d'Etat chargée de la prospective et du développement de l'économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, tente d'apporter une vision globale sur les phénomènes de "déclassement social" en France.

Réalisée par une équipe de six chercheurs, pour le compte du Centre d'analyse stratégique (CAS), organisme rattaché à Matignon, l'étude montre que la France se caractérise par une angoisse importante quant aux risques de "déclassement" alors que les données existantes restent assez rassurantes.
Les phénomènes de décrochage social sont bien réels mais assez limités, indiquent les chercheurs, reprenant les conclusions d'un ouvrage publié par la sociologue Camille Peugny (Le Déclassement, éd. Grasset). Ses travaux ont montré que 22 % à 25 % des trentenaires et quadragénaires se retrouvent aujourd'hui plus bas dans l'échelle sociale que leurs parents. Cette proportion était de 18 % au début des années 1980.

"La progression du phénomène n'est pas contestable. Mais elle reste contenue entre 3,5 et 7 points de plus en vingt ans", notent les auteurs de l'étude. Le rapport pointe le décalage entre ces statistiques et le ressenti de la population.

Education et emploi:

Le déclassement à l'embauche constitue une des angoisses fondamentales dans la société française : être recruté sur un poste dévalorisé par rapport à son niveau de formation. Cela est perceptible pour les bacheliers, dont le diplôme n'est plus pertinent pour accéder à des emplois de cadres, ni mêmes de professions intermédiaires. "Ils forment le groupe le plus exposé au déclassement – tant salarial que professionnel", indique l'étude.

La nouveauté est que les diplômés de l'enseignement supérieur, en dehors des grandes écoles, connaissent aussi, désormais, des difficultés d'insertion sociale. Ce "déclassement" s'observe en particulier dans la fonction publique, qualifiée de "cas d'école" par les chercheurs en raison du nombre très élevé de surdiplômés. "64% des jeunes recrutés dans la fonction publique seraient en effet titulaires d'un diplôme supérieur – voire très supérieur – à celui normalement requis pour passer le concours."

Cette situation contribue à expliquer les doutes quant à la méritocratie scolaire – alors même, notent les chercheurs, que le diplôme demeure la meilleure garantie d'emploi et de progression sociale.

Revenus:

La crainte d'une baisse du niveau de vie s'est fortement exprimée en France, en particulier depuis le début des années 2000. L'étude souligne le paradoxe d'une croissance continue du pouvoir d'achat, et d'un ressenti, par la population, très négatif. Pour la première fois, en 2009, notent les rapporteurs, les enquêtes du Credoc signalent qu'une majorité de Français considèrent que, sur dix ans, leur situation s'est dégradée.

Un sentiment exprimé plus fortement par les classes moyennes alors même que leur niveau de vie a presque doublé en une génération (+85 % depuis 1970). "La perception du niveau de vie est affectée par une transformation des dépenses des ménages, plus souvent contraintes ou pré-engagées", analysent les chercheurs.

Logement:

"La qualité moyenne des logements n'a cessé de progresser, tant en taille qu'en confort, depuis le début des années 1970", indique le CAS. Mais l'évolution des prix, depuis 2000, a provoqué un "déclassement par érosion", amenant les Français à accroître leurs dépenses de logement – la proportion des revenus consacrés à cette dépense passant de 10 % en 1984 à 19 % en 2006.

Dans le même temps, une partie des projets de mobilité a été bloquée : les ménages les plus pauvres sont contraints de rester dans les territoires les plus disqualifiés; les ménages moins aisés renoncent à l'accession et restent dans le locatif. "Si cela ne constitue pas un déclassement objectif, cela se traduit pour le ménage concerné par le renoncement à une ascension espérée, et donc par un déclassement ressenti", souligne les chercheurs.

Luc Bronner (Le Monde)

# Enviado el jueves 09 de julio de 2009 04:40

Chupee

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# Enviado el jueves 21 de mayo de 2009 10:53